Le Voyage à Nantes se propose d’initier un cycle sur les éléments.
De fait, si l’espace urbain constitue une nature profondément reconstruite, à notre mesure, et qui sert d’arrière-plan à notre cacophonie moderne, à Nantes il s’appuie également sur la sensibilité fluide des éléments : terre, eau, air et feu nous entourent et nous constituent de manière à la fois impalpable et impérieuse.
De fait, si l’espace urbain constitue une nature profondément reconstruite, à notre mesure, et qui sert d’arrière-plan à notre cacophonie moderne, à Nantes il s’appuie également sur la sensibilité fluide des éléments : terre, eau, air et feu nous entourent et nous constituent de manière à la fois impalpable et impérieuse.
Nous suivrons pour cela le cycle traditionnel qui propose de cheminer du plus matériel au plus impalpable. La Terre sera donc le premier thème à être proposé aux artistes de l’édition 2026. De fait, elle est à la fois matière profonde, silencieuse et cosmos, puissance métaphorique dense et primordiale. Elle contient la mémoire de la ville et symbolise la renaissance du vivant, la condition d’émergence de toute spatialité et de toute corporéité. Mais, dans sa dimension macroscopique, la Terre est également un vaisseau fragile errant dans un espace incommensurable.
Outre l’exposition thématique INTERSTELLAR (commissariat : Marc Donnadieu) qui permet d’éclairer en particulier cette dernière dimension dès le 23 mai, les artistes invités se sont saisi du thème et des lieux, en toute liberté : parmi eux Caroline Le Méhauté et Ali Cherri, et, pour citer deux lieux inédits, le Jardin extraordinaire et les cryptes de la cathédrale Saint-Pierre.
Sophie Lévy — Directrice Générale Le Voyage à Nantes

