L’artiste martiniquaise propose une exploration du bleu indigo comme matière, mémoire et geste. De la Martinique à l’Afrique de l’Ouest, son oeuvre tisse les identités et les récits dans des assemblages vus comme traces sensibles du passé.
L’exposition monographique « I telman nwè ki é blé (C’est si noir que cela en devient bleu) » (titre de travail) présente la création de Valérie John depuis les années 1990 et son retour en Martinique, où elle fait le choix d’établir son « atelier-oeuvre ». Cet acte est alors un engagement à « faire oeuvre » en immersion au sein de son milieu et en prise avec la mémoire translocale du lieu, dans un geste de construction identitaire mouvante. Au Palais de Tokyo, à travers assemblages de papiers et textiles, installations, vêtements, objets et livres, l’artiste propose une plongée dans les métamorphoses de l’indigo : une expérience esthétique et sensorielle allant des tonalités bleues les plus profondes au noir le plus éclatant.
