13 Mai 2011
28 Août 2011

DYSTOPIA

CAPC - MUSEE D'ART CONTEMPORAIN - BORDEAUX

Dystopia, présentée cet été au CAPC, est une fable philosophique dont les personnages sont les œuvres d’art. Exposition imaginée d’après les spéculations dystopiennes de l’écrivain de science-fiction et théoricien Mark von Schlegell et du commissaire d’expositions Alexis Vaillant, elle propose la dystopie non comme une fin, mais comme un point de départ. 

« Alors que s’évanouissent les derniers beaux jours de l’âge industriel et que les dégâts sont partout confirmés, l’ironie de la position de l’art est au mieux, totale ; au pire, l’art peut au moins dire ceci sur lui-même : il occupe une place, si l’on confronte de nombreux points de vue, qui est véritablement apocalyptique ». Selon Mark von Schlegell, la capacité de l’art à mettre en avant sa totale faiblesse face à un système culturel complexe et monolithique offre, à elle seule, un point de départ narratif dont les possibilités sont infinies.  

Pour l’écrivain, la dystopie est le présent à partir duquel « le passé » et « l’avenir » se corrompent réciproquement. Immergé dans le présent, l’art dystopien présuppose un point de vue limité, déployé uniquement à l’intérieur d’une fiction non résolue. Tout comme dans la théorie selon laquelle les trous noirs engendrent en leur sein de nouveaux univers, c’est dans la dystopie même qu’apparaissent les utopies. Aussi idéales ou inexistantes soient- elles, les utopies ne peuvent être formulées que depuis et dans la dystopie. Cette dernière protège le « non-lieu » dans lequel les utopies peuvent se déployer. Autant de raisons pour lesquelles, selon Mark von Schlegell, la dystopie est aujourd’hui

Des œuvres de vingt-cinq artistes internationaux, historiques ou émergents, sont présentées dans la nef du CAPC et la galerie du rez-de-chaussée. Hantées par les failles et le désordre, les œuvres sélectionnées, sculptures et installations, peintures, performance, films et publications,  posent des questions liées aux phénomènes d’entropie, au sombre destin de l’humanité et aux visions apocalyptiques. 

Les aspects visionnaires qui découlent d’un tel scénario sont, dans l’exposition, divisés en deux parties : d’une part, un paysage dystopique déployé dans la nef du CAPC évoquant un décor du cinéaste John Carpenter, et, d’autre part, sept salles ou cellules dans lesquelles les œuvres réunies explorent de manière réflexive les aspects dystopiques de notre époque.

L’ensemble de l’exposition est plongé dans un bain chromatique « rouge-fahrenheit », qui assombrit encore la vaste nef post-industrielle, pleine d’ombres, du CAPC. 

New Dystopia

Publication. L’exposition s’accompagne de New Dystopia, roman en guise de catalogue, écrit par Mark von Schlegell et  né de la collaboration entre l’écrivain et le curator de l’exposition sur ce projet.

Américain installé à Cologne, Mark von Schlegell publie chez Semiotext(e) à New-York et Merve Verlag à Berlin. Il est l’auteur de deux œuvres majeures de science-fiction, Venusia en 2005 et Mercury Station en 2009.

Rancho Mirage - M. Tonetti - 2010
Disrupter - A. Dobler
Untitled - A. Dobler
No Man's Land - A. Dobler
Lax - B. Calvin - 2010
Thief portrait of leigh bowery - K. Farquhar - 2008
DOCUMENTATIONS
Informations pratiques

Nef et Galerie rez-de-chaussée

DIRECTION

Conception de l'exposition: Mark von Schlegell et Alexis Vaillant

Design Graphique : Emmanuel Cossu

CONTACT

Contact presse : Samya Ramdane : samya@claudinecolin.com 


CLAUDINE COLIN COMMUNICATION
3 rue de Turbigo 75001 Paris
T. +33 1 42 72 60 01