28 Sept. 2011
05 Nov. 2011

BRAZIL : REINVENTION OF THE MODERN

GAGOSIAN GALLERY

On emploi le terme "néo-concret" afin de se différencier de ceux liés à un art "géometrique" non-figuratif... et en particulier le type d'art concret influencé par un rationalisme dangereusement prononcé.

Ferreira Gullar 

Gagosian Gallery est heureuse de présenter une exposition d'art brésilien de l'époque post-moderne, avec des œuvres de Sergio Camargo, Lygia Clark, Amilcar de Castro, Helio Oiticica, Lygia Pape et Mira Schendel.

À la fin des années 1950, un groupe de jeunes artistes brésiliens se sont opposés au dogme du mouvement de l’Art Concret des années 1930 qui avait été fondée sur la non-représentation des formes géométriques, sur les formules mathématiques, et les grilles. Rompant avec l'emprise de la tradition artistique européenne, ils ont cherché à contester et à réinterpréter les différentes définitions de la modernité.  

L'exposition prend comme point de départ le Manifeste du Néo-Concrétisme écrit par Ferreira Gullar en 1959, basé sur la philosophie phénoménologique de Merleau-Ponty. Les artistes qui travaillaient au Brésil dans les années 1960 et 1970 ont adopté et développé les idées initiales formulées dans le manifeste, en explorant le sens crée par les sensations produites d’un engagement corporel avec des œuvres d'art.

Bien que toujours opposés à la véritable représentation, les soi-disant Néo-Concrétistes préconisent l'utilisation de formes abstraites corporelles, la sensualité, la subjectivité, et la couleur. Avec l’intention de déjouer la séparation implicite entre l’œuvre d'art et le spectateur, ils ont cherché à élargir les dimensions formelles, emphatiques et sociales de l'art. Les Néo-Concrétistes concevaient les œuvres d'art comme des organismes vivants, et ont ainsi encouragé la production d’œuvres en n'utilisant ni cadre, ni support artificiel, afin d'amener l'art dans l'espace réel et en contact direct avec le spectateur. C'est en cela que réside le caractère radical de l'art Néo-Concret.

Dans les années 1960, Lygia Clark a créé une série de sculptures pliantes en métal appelées Bichos (petits animaux), conçues pour être manipulées par le spectateur. Ici, le processus de création de l'objet d'art dépend entièrement du spectateur et de ses propres manipulations. La sculpture en bois sans titre (1952) d’Amilcar de Castro a des contours sensuels rappelant le monde naturel. Il s’agit d’un objet non-accroché et mobile avec lequel on peut interagir en le plaçant à différents endroits. Procédant du même principe, l’œuvre de Mira Schendel, Caderno Selos (1971), un livre relié composé de carrés d’acrylique laiteux, est conçu pour être feuilleté et disposé comme on le souhaite.

Orée (1964) et Sans titre (1960) de Sergio Camargo font référence à des formes organiques par des reliefs de bois peint en blanc monochrome. La dynamique de l’œuvre est différente selon l’angle de vue du spectateur, et selon les ombres et la lumière. Tteia de Lygia Pape, un tressage de filaments dorés tendus entre sol et plafond, articule l'espace environnant par les jeux de lumière sur ses plans immatériels, tandis que les formes géométriques légèrement irrégulières des lumineuses gouaches de Metaesquema d’Helio Oiticica bousculent avec énergie les confins du support bi-dimensionnel.

La scénographie de l'exposition a été conçue par l'architecte et designer India Mahdavi, installée à Paris.

Un catalogue illustré présentant un essai du conservateur brésilien, Paulo Venancio Filho, accompagnera l'exposition.

DOCUMENTATIONS
Informations pratiques

GAGOSIAN GALLERY

4, rue de Ponthieu                             T. +33 (0)1 75 00 05 92

75008 Paris                                      F. +33 (0)1 70 24 87 10

Horaires d’ouverture             :            Mar-Sam : 11h00 –19h00

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Dorelia Baird-Smith / dorelia@claudinecolin.com


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