En 2026, la Collection Lambert propose une programmation presque exclusivement féminine. On se souvient que l’exposition Les Papesses, en 2013, était déjà l’occasion d’une mise en lumière de grandes figures, et d’évoquer en filigrane les inégalités historiques qui ont longtemps limité la visibilité des femmes dans le monde de l’art. Le programme d’expositions de l’année 2026 propose d’enrichir notre regard collectif en ouvrant l’espace à des récits pluriels, situés et engagés d’artistes internationales.
La première monographie consacrée en France à Kim Gordon, artiste new-yorkaise pluridisciplinaire, connue comme membre fondatrice du groupe de musique Sonic Youth, présentera une œuvre protéiforme à l’esthétique brute et instinctive, à la croisée de l’art visuel, de la musique et de la performance. À la Collection Lambert, elle investit la totalité des salles du sous-sol de l’Hôtel de Montfaucon. Elle y déploie une large sélection d’œuvres de ces dix dernières années, dont plusieurs inédites. Agencé sous la forme d’une installation totale, l’ensemble de peintures, aquarelles, sculptures et vidéos raconte la place des êtres dans un monde gouverné par le fétichisme technologique et la glorification de l’objet marchandise, où le politique et l’intime s’imbriquent irrémédiablement, où le corps performatif s’invite comme la forme puissante d’un sursaut possible.
L’exposition sera accompagnée d’une série de projections et de performances durant le Festival d’Avignon 2026, en collaboration avec le chorégraphe et danseur Dimitri Chamblas qui a travaillé avec l’artiste américaine à de nombreuses reprises, notamment au Musée du Louvre, au MOCA de Los Angeles ou à Chaillot (Théâtre National de la Danse).
